Dans Hiérophanie, quatre personnages se retrouvent autour de ce qui semble être une masse de terre ou une souche en décomposition. À eux quatre, ils construisent en temps réel la biographie d’une femme : elle. Par accumulation de souvenirs et de réflexions philosophiques, ils se projettent sur ce corps en face d’eux, un corps qui, au bout d’un moment, s’articule et semble prendre vie.
Retour aux projets
Hiérophanie
Au centre d’une installation sonore et visuelle immersive, la vie prend forme.
Une force du vivant qui lutte pour sa survie.
- Conception
- Orane Palmieri
- Distribution
- En cours
- Production
- En cours
- Soutien
- École de Mise en Scène Barouf
Quand la vie prend forme.
Le déterminisme des corps
Des petits boulots à la figure d’une absence fantomatique, Hiérophanie se révèle être un geste qui pose la question du déterminisme des corps de la nature et des femmes lorsqu’ils sont confrontés à la société humaine.
Le point de départ de cette création est la désillusion liée à la notion de nature dans nos sociétés et à l’asservissement des corps.
Une enfance dans les reliefs
Je me souviens de moi, enfant, qui gravissais à pas d’isard les sommets des montagnes qui m’entouraient. Je courais à travers les forêts, autour de lacs d’altitude, le long de pistes escarpées. Je finissais par m’asseoir sur ce rocher qui dominait la vallée, à observer de loin les agitations des humains et des animaux.
Cette enfance passée, celle qui avait pour mission quotidienne de construire des cabanes, de grimper aux arbres, d’aller toujours plus haut et plus vite, de détourner des morceaux de bois, des feuilles et des pierres pour en faire des compagnons de route, n’est désormais qu’un songe lointain lorsqu’elle est confrontée à la réalité du territoire français, à son morcellement, à la pollution et à la crise climatique.
Le projet est né de ces sentiments mêlés, parfois inexplicables, entre pensées décousues et sentiments profonds de colère ou d’impuissance.
Métamorphose et colère
Mon désir artistique s’est aussi construit autour d’un rêve : celui d’une femme qui se métamorphoserait en arbre. Comme Daphné fuyant Apollon, mais finissant par lui appartenir à jamais. Au centre, une femme prend vie depuis cette masse en décomposition pour rester là, debout, observée et analysée par les yeux braqués sur elle. D’autres parlent à sa place, écrivent sa vie selon un fil narratif construit, selon ce que l’on attend du langage et de la pensée.
La création propose métaphoriquement la naissance d’une Érinye qui découvre le monde des humains et constate la perte du vivant. De cette naissance naissent la colère et le sentiment de vengeance. Pourra-t-elle exprimer ce besoin de vengeance ? Pourra-t-elle assouvir sa colère ? Elle est un instinct violent, colérique et radical. Elle est la force du vivant qui lutte pour sa survie. Elle met son corps à l’endroit de ses convictions. Pourra-t-elle aller jusqu’au bout et osera-t-elle prendre la parole ?
Des récits pour les vivantes
Ce projet pointe du doigt notre besoin actuel de mythes et de récits qui prennent en compte l’environnement et le corps féminin afin de développer notre conscience et notre empathie. Il cherche à cultiver des égards pour le vivant, chez nous, dans nos sociétés, avec ceux qui la composent : les humains et les non-humains.
Infos techniques
- Conception
- Orane Palmieri
- Distribution
- En cours
- Production
- En cours
- Soutien
- École de Mise en Scène Barouf






